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Non classifié(e)

Axel Berrin, 22 ans, BTS GPN

Originaire du Var et ayant fait mes études à Nice, j’ai choisi de partir en Camargue afin de découvrir ce territoire si particulier, de par sa culture et ses traditions, que par sa richesse écologique. Ce service civique me permet d’avoir une expérience plus significative, de comprendre et d’exercer le métier de gestionnaire de milieux naturels, et par la même occasion de me perfectionner en ornithologie. Le prochain objectif ? Trouver un emploi dans lequel je pourrais m’épanouir et exercer le métier de gestionnaire pour mettre en œuvre tout ce que j’ai appris au cours de ce bénévolat.

Brève :

J’ai décidé de vous parler d’une des nombreuses missions que j’ai pu exercer au sein de la Réserve Naturelle des Marais du Vigueirat : le suivi STOC-CAPTURE des passereaux forestiers.
Il s’agit du Suivi Temporel des Oiseaux Communs par Capture.

Dans le contexte actuel de gestion de la biodiversité, il importe de connaître l’évolution des populations de la faune et de la flore sauvages. Les espèces à faibles effectifs sont souvent l’objet d’une attention particulière, car la disparition d’une espèce est une manifestation spectaculaire et irréversible de perte de la biodiversité. Ainsi donc, il a été décidé de réaliser ce suivi afin de connaitre l’état des populations de passereaux forestiers.

Quel est le protocole de suivi ?

Tout protocole de suivi d’abondance est basé sur la répétition, plusieurs années de suite et sur un même site, d’un protocole standardisé d’échantillonnage. Pour le STOC-Capture, l’échantillonnage se fait par capture-marquage-recapture des oiseaux nicheurs à l’aide de filets, au cours de plusieurs sessions de capture au printemps. Il est important, chaque année, de garder la fixité des emplacements et du nombre de filets, mais aussi le nombre, les dates et la durée des sessions de capture, aussi constant que possible d’une année à l’autre.

J’ai donc eu la chance de participer à ce protocole. J’ai tout d’abord installé les filets aux emplacements habituels. Ensuite, j’accompagnais les bagueurs, toute les 30 minutes, vérifier tous les filets afin de voir si des oiseaux avaient été pris dedans. Lorsqu’un oiseau était pris dans le filet, le bagueur démaillait l’oiseau délicatement, puis il réalisait différentes mesures : le poids, la taille des ailes, des pattes, l’âge, le sexe… J’avais pour mission de noter toutes ces mesures sur les feuilles qui seront ensuite envoyées au Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux afin de les ajouter à la base de données. Une fois tout cela réalisé, une petite bague avec un numéro de référence sera placée sur la patte de l’oiseau, puis il sera relâché.

J’ai été particulièrement marqué par un oiseau, qui est pour moi le plus magnifique de tous : le Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis).