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Corentin Dépernet 20 ans, BTS GPN

Je me présente, je me nomme Corentin Dépernet, j’ai grandi à Pélissanne non loin de la Camargue, mais cela fait réellement depuis deux ans que je l’explore. Je suis passionné par la nature depuis
mon plus jeune âge et je travaille pour devenir animateur et guide naturaliste.
J’ai commencé mon service civique après avoir réussi mon BTS GPN en juillet 2019, pour en apprendre toujours plus sur cette région riche en biodiversité, je vais le terminer début mai 2020. Ma spécialisation est orientée en ornithologie et sur les mammifères, mais je m’intéresse également de manière plus généraliste au reste de la biodiversité, je pratique ma passion en étant également photographe animalier. Hâte de vous croiser durant une animation ou sur les sentiers.

Voici un article qui va se pencher sur l’observation du martin-pécheur (Alcedo atthis), mais avant de se pencher sur comment le voir et le photographier, il est important de le connaître plus en détail.
Le martin-pêcheur est de la famille des Alcédinidés. Sa taille est d’environ 16 cm et de couleur bleu turquoise dessus et orange dessous. Le mâle a le bec noir, la femelle a le dessous du bec inférieur
orange. Il vit dans les étangs et les roubines en Camargue. Le martin-pêcheur creuse son terrier dans les berges, c’est là que se passera la ponte, la couvaison et l’éclosion des petits. Les deux adultes couvent à tour de rôle et nourrissent les jeunes. Les causes de la régression actuelle sont la pollution des rivières, les canalisations, les drainages qui troublent les eaux, etc. Le martin-pêcheur est solitaire, c’est à partir de janvier, février que la période des amours commence. Pour conquérir sa partenaire, le mâle doit offrir un poisson à la femelle, si elle l’accepte, la reproduction a lieu. L’instant de l’offrande du poisson s’appelle « le passage ». Il se nourrit principalement de poissons, mais n’hésite pas à varier de temps en temps avec des batraciens, voire même des odonates. Le mâle à le bec entièrement noir alors que la femelle à la base orangée.

Pour le repérer dans les marais du Vigueirat, il faut être attentif à son cri. Le cri du martin-pêcheur est très strident ‘tchiii‘. Au printemps et en automne, il utilise un autre cri ‘chri-ti-tit‘ plus agressif pour repousser les intrus de son territoire, ces cris sont émis souvent en plein vol. Bien que de taille relativement petite et qu’il soit très rapide, d’où son surnom de flèche bleu, il peut filer au ras de l’eau à la vitesse de 45 km/h. On peut réussir à facilement l’observer dans le marais quand on connaît son comportement. Il utilise particulièrement les roubines du sentier de la Palunette, le mieux pour le photographier est de se positionner au niveau des ponts qui les traverses, cette méthode nécessite beaucoup de patience et/ou de chance.

L’affût dans un observatoire reste une des meilleur solution pour l’observer et le photographier. L’élément indispensable pour cela, c’est la présence d’un perchoir. Le martin-pêcheur repère ses
proies tranquillement posé sur son perchoir, une branche ou un poteau par exemple. En général, son perchoir se situe de 1 m à 2 m au-dessus du niveau de l’eau, parfois beaucoup moins. Cette hauteur lui donne assez de puissance pour son plongeon. Si le niveau d’eau est très bas, son perchoir peut également l’être. Mais avant toute chose, il est primordial de connaître le chant du martin-pêcheur. Vous l’entendrez avant de le voir, tous les photographes et naturalistes vous le diront. Avant votre sortie, passez-vous le chant en boucle pour clairement le retenir. C’est au moment où vous entendez son chant qu’il risque d’arriver sur un perchoir.

L’observatoire des Blongios est idéal pour observer et photographier le martin-pécheur. L’étendue d’eau est calme et fournie la nourriture pour le martin, de plus il y a de nombreux perchoirs accessibles. Les martins se posent surtout sur la clôture à droite, sur les poteaux autour de l’îlot de nidification des sternes et sur les branches des arbres au bord de l’eau. Il n’est pas rare, le matin, de voir le martin-pécheur se poser sur une branche sortant de l’eau très proche de l’observatoire.

Quand vous arrivez dans l’observatoire, il ne reste plus qu’à vous asseoir tranquillement et dans le silence, pour attendre le martin, qui est un animal farouche. Avec un peu de chance, il se
manifestera rapidement. Nous sommes des témoins de la nature, donc respectons au maximum l’environnement. C’est grâce à lui que vous pourrez observer le martin-pêcheur d’Europe encore et
encore.